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Location
de voiture en Tunisie à Tabarka :
Deuxième ville et centre économique de Tunisie, est une
ville portuaire de l'est du pays située à environ 270 kilomètres
de Tunis[2]. Riche de ses industries et de son port, la ville joue un
rôle économique de premier plan avec l'exportation de l'huile
d'olive et du poisson frais ou congelé. Sfax est une cité d'affaires
et attire peu les touristes. Cela n'exclut pas la présence de
certains sites intéressants, tels que la médina et Thyna,
malgré la présence des usines de traitement du phosphate.
Sfax compte 265 131 habitants (pour une agglomération, le Grand
Sfax, d'environ 500 000 habitants) et se présente comme une agglomération
très étendue (sur 220 km² soit autant que l'agglomération
de Tunis qui compte 4 fois plus d'habitants), plate et comprise dans
un tissu urbain structuré par des axes de communication en toile
d'araignée. Elle est bordée à l'est par la mer Méditerranée
et l'amorce du golfe de Gabès.
Sfax est certainement la transformation de l'ancien nom de la ville
qui porta le nom du roi numide Syphax.
Mais c'est plus rarement à un produit agricole, une cucurbitacée,
que l'on attribue l'origine du nom de Sfax[3]. Ce dernier viendrait en
effet de fakous qui signifie « concombre » en tunisien. Toutefois, Élisée
Reclus explique dans sa Nouvelle géographie universelle l'origine
de cette fausse interprétation :
« Un des légumes que l'on cultive le plus dans les jardins
de Sfakès est le concombre ou fakous, mot d'où l'on a voulu
dériver le nom de la ville : d'après Shaw [Thomas Shaw
qui fit un voyage dans la Régence de Tunis en 1732], Sfakès
serait la cité des concombres[4]. »
Le noyau central de l'agglomération est formé d'une médina
cernée de remparts (rbat) et d'une ville moderne, née sous
le protectorat français en Tunisie, et incluant l'hôtel
de ville et la gare. Les quartiers de bureaux sont prolongés par
un vaste ensemble portuaire actif depuis 1897 (port de commerce, de pêche
et de passagers). En 1984 est entreprise une vaste opération de
rénovation d'une partie de la ville moderne avec l'aménagement
du quartier de Sfax El Jadida (nouvelle Sfax). Il s'agit auparavant d'un
espace en friche de cimetières désaffectés.
Par ailleurs, la médina est devenue un espace où l'on habite
de moins en moins et qui se spécialise dans la production économique
(on parle alors de « soukalisation »). Les habitants l'ont
quittée à la recherche de logements plus grands. Ainsi,
cet espace ne compte plus que 3812 habitants en 1998 contre 10 668 en
1956. Jusqu'aux années 1970, l'agglomération dépasse à peine
la ville de Sfax avec les noyaux urbains de Sakiet Ezzit et de Sakiet
Eddaïer qui sont alors de petites villes constituées autour
d'activités de transformation agricole (trituration des olives
et huileries).
Le quartier de Picville doit lui son nom à Paul Pic, habitant
de Sfax depuis 1868, qui planta un vignoble d'une superficie de 34 hectares
en 1892 dans la zone du contrôle civil de Sfax. Il fut par ailleurs
président de la Chambre mixte de commerce et d'agriculture du
sud de la Tunisie en 1897. Ce quartier est situé à l'ouest
de la médina et s'étend jusqu'à un jardin public.
Dès le début de son urbanisation, on y construit de petits
immeubles d'un ou deux étages avec terrasses, souvent attenants
les uns aux autres, le long des voies de circulation qui quadrillent
le quartier.
Vie économique :
* Premier port de commerce de Tunisie en trafic (2000) et second en valeur
* Agriculture : C'est l'agriculture qui constitue la principale ressource
de la région. Avec six millions de pieds d'oliviers et près
de cinq millions d'amandiers, le gouvernorat de Sfax se place au premier
rang des régions productrices d'huile d'olive (38,5 % avec plus
de 200 000 tonnes) et d'amandes.
* Élevage : L'élevage représente un secteur tout
aussi important de l'économie régionale. Avec de 340 000
ovins, 50 000 caprins et près de 30 000 bovins, la région
occupe une place de choix dans ce domaine. Une industrie laitière
prend pied dans le sillage de cet élevage intensif et l'on totalise
75 000 tonnes de lait par an.
* Pêche : La pêche occupe aussi une place de choix dans l'économie
régionale avec une flotte d'environ 300 chalutiers-crevettiers,
50 thoniers senneurs, 1 500 barques à moteur et 2 000 barques à voile.
Sfax produit environ 25 000 tonnes de poissons par an soit le tiers de
la production nationale. Une bonne partie de cette pêche est exportée à l'étranger
(10 000 tonnes environ) soit 70 % de l'exportation tunisienne des produits
de la mer.
* Industrie : L'industrie est en plein épanouissement à Sfax
où les statistiques avancent le chiffre de 4 000 entreprises.
* Tourisme : Au plan touristique, on dénombre 21 hôtels
de divers standings à Sfax. La ville doit connaître prochainement
un renouveau avec l'achèvement des travaux du projet Taparura
lancé le 6 avril 2006 et destiné à réconcilier
la ville avec le littoral.
La ville de Sfax est la capitale d'une région se situant au confluent
du Sahel et du Sud Tunisien, enserrée entre les steppes et la
mer, qui se déploie sur un littoral de plus de 38 Km .
La mer, sa seule démarcation physique, a rivalisé avec
la terre, à travers tous les âges, pour orienter la vie
des hommes et leurs activités, beaucoup plus sur la frange littorale
qu'à l'intérieur. L'archipel de Kerkennah, " Cercina" de
l'époque antique, illustre l'omnipotence de la mer dans le déroulement
de l'histoire de cette région.
Sfax est située, à 270 Km de Tunis la capitale. Elle est
limitée à l'est par la mer, au nord par le gouvernorat
de Mahdia, à l'ouest par les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid
et Gafsa, et au sud par le gouvernorat de Gabès.
La ville en chiffres:
- Superficie : 5600 hectares
- Nombre d'habitants : 300.000 * source INS 2004
- Nombre d'habitations : 60.000 * source INS 2004
Sites historiques :
L'an 856, la ville de Sfax entre dans l'histoire écrite grace à la
construction de ses remparts et de sa grande mosquée.
Au XII ème, les Normands de Sicile dominent la ville, elle est
reprise par Abdel Monen El Mouahidi.
A l'époque des Hafsides (Xlllème au XVIème), les
monuments sont restaurés, les remparts sont reconstruits en pierre
et le commerce devient l'apanage des Sfaxiens et s'affirme davantage
au XVIIème siècle: des échanges ont lieu tant avec
Istanbul, Damas et l'Orient ainsi qu'avec Marseille et Gênes.
Aux XVII ème siècle, et sur les conseils du Cheikh Ali
Nouri, SFAX se construit une flotte pour se défendre contre les
attaques des navires chrétiens. Ali Pacha et Hammouda Pacha confièrent à cette
flottille des missions dans le Golf de Gabès.
Au XVIIIème siècle, SFAX connut une réelle prospérité.
La ville s'agrandit avec la naissance
d'une nouvelle cité, " R'bat du Sud " et le " Borj " devient
l'habitat permanent des Sfaxiens qui se consacrent à l'élevage
et à la terre. Le protectorat a néanmoins laissé des
traces à la ville, notamment une architecture coloniale. Une ville
moderne se construit du côte de la mer et un port est aménagé .
Le commerce du phosphate et de l'alfa. Une industrie de transformation
apparaît. La culture de l'olivier prend une grande expansion.
Au XIXème siècle, des Juifs et des Chrétiens essentiellement
des Maltais arrivent à SFAX; leur activité commerciale
reste limitée jusqu'à la période du protectorat
Français ( 1881-1955). Pendant cette période, SFAX fut
un foyer d'avant-garde dans la lutte pour la libération nationale.
Depuis l'indépendance SFAX a connu une prospérité continue.
l'expansion de la ville et le développement de sa vocation industrielle
ont nécessité un vaste programme de développement
urbain et de sauvegarde de l'environnement. Une action dynamique et intense
soutenue notamment par des projets présidentiels vise la sauvegarde
des monuments de la médina et la conciliation de la ville avec
son envirronnement.
Les remparts construits depuis 856 J.C restent entiers avec un périmètre
de 2000 m. Contemporaines des remparts, la grande mosquée placée
au cœurs de la médina reste une référence
pour sa valeur religieuse, éducative et sociale.
Deux musées ont été créés : le musée
des arts et des traditions populaires logé dans une belle maison
bourgeoise " Dar Jallouli " et le musée d'architecture
traditionnelle à la Kasbah citadelle de la ville.
Sfax en chiffres :
SFAX CENTRE COMMERCIAL
Du IXème au XIIIème siècle, Sfax était le
grand marché qui pourvoyait de ses huiles l'Italie, le Maghreb,
l'Egypte et la Syrie …. Les Sfaxiens étaient alors d'après
Léon l'Africain Tisserands, pêcheurs et marins commerçants…
À partir de 1824 commence l'installation des Chrétiens
et des Juifs à Sfax.
Le commerce de la ville s'oriente de plus en plus vers l'Occident…
* Commerce local:
Le rayonnement commercial de Sfax notamment sur les régions du
sud et du centre- ouest du pays est favorisé par:
- Les centres commerciaux modernes
- Une foire internationale qui compte 300.000 visiteurs par an.
- Des salons spécialisés; tels que MEDIBAT( Bâtiment),
SEMAT (meuble), SIB SFAX(informatique), …
- La diversité des produits locaux issus de l'agriculture, de
l'industrie et de l'artisanat.
* Le commerce international :
Les échanges commerciaux de Sfax sont essentiellement avec l'Europe
et les pays arabes :
La majorité de ces mouvements se fait à travers le port
de commerce (second du pays) et l'aéroport de Sfax.
UN SAVOIR-FAIRE ANCESTRAL
Depuis sa fondation, SFAX, cité Arabo – Musulmane représente
le lieu privilégié d'une activité artisanale débordante.
Ses souks spécialisés abritent des ateliers de cordonniers,
de teinturiers, et de forgerons, outres les tamisiers et fabricants d'outils
aratoires.
De nos jours, l'artisanat demeure une activité rentable pour de
nombreux artisans qui ont su enrichir ce secteur par la création
et par une touche de modernité, ce qui a permis au secteur de
conserver une place importante dans l'économie de la ville. La
dynamisation du secteur porte aussi sur la formation par l'instauration
d'études spécialisées aux seins de l'Institut d'Arts
et des Métiers. L'exportation du secteur est destinée à de
nombreux pays européens. Les produits exportés sont essentiellement
les articles en bois d'olivier et les gâteaux tunisiens. Le secteur
compte 10.000 artisans, 159 entreprises et 60 spécialités
(*source Ministère du développement et de la coopération
internationale 2004) parmi lesquelles:
- La broderie manuelle
- L'orfèvrerie et la bijouterie
- La sculpture sur bois
- Les instruments de musique
- La ferronnerie d'art
- La maroquinerie traditionnelle
- La parfumerie artisanale
- Le tissage de couverture en laine
- L'ébénisterie
INDUSTRIE ET SERVICES
Le secteur de l'industrie à SFAX se caractérise par une
richesse remarquable. Parmi les principaux produits de cette activité on
cite: la confection,l'huile d'olive, les produits de la mer, le sel marin,
le lait et ses dérivés, les produits mécaniques,
les produits chimiques, le super phosphate, les chaussures, les meubles,
les unités navales.
L'agriculture à Sfax occupe 91.4% de la superficie totale de
la région et une place importante dans l'économie nationale
(*source M Agr 2004).
La culture de l'olivier est la plus dominante et occupe 91,2% des terres
cultivées avec celle de l'amandier. La production des terres agricoles
est de 485.000 t/an dont 50% d'olives (perles noires comme les qualifient
les Sfaxiens) qui donnent 37,5% de la production nationale d'huile d'olive.
Sfax produit également 16.000t / d'amandes par an, (30% de la
production nationale). La production de l'élevage est de 20.000t/
de viande (dont 60% de volailles), 500 millions d'œufs, (soit 50%
de la production nationale) et 60 millions de litres de lait par an ce
qui classe Sfax à la 2ème position nationale.
La pêche très variée bénéficie d'une
richesse sous-marine de premier rang en Méditerranée, (côtes
de Sidi Mansour, Kerkennah et Golf de Gabès). Le port de pêche
de Sfax est le plus important de la rive sud de la Méditerranée.
C'est l'un des ports de pêche de la région qui présentent
la plus forte concentration de port de pêche en Tunisie. Avec ses
4034 unités (50% de la flotte nationale) la pêche produit
23.000 tonnes par an (25% de la production nationale) et contribue à hauteur
de 70% dans les exportations du pays.
ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS LES PLUS IMPORTANTS ET LEUR SPECIALITES:
- SIAPE (traitement de phosphate).
- Usines de textiles.
- Usines de chaussures.
- Mécanique.
- Matériaux de construction.
- Traitement de l'huile d'olives.
- Transformation de produits de la mer.
- Divers petites entreprises industrielles.
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